Étiquettes

, , , , ,

Lors du catastrophique Salon du livre et du vin de Saumur, j’ai acheté Les Anonymes que Mister Ellory m’a gentiment dédicacé. Le temps de prendre la photo de la page de garde et je vous mets ça en ligne. Pour le catastrophique salon, j’en reparlerai un peu plus tard (locaux pas adaptés, files d’attente, pseudo salon polar, auteurs polar absents lors de mon passage – mais présent sur une conférence malgré tout -, c’était un peu bof bof). J’avais prévu de parler avec Norek et de son prometteur Code 93, et avec Thilliez, pour avoir fréquenté dans un autre temps le même forum de passionnés de polars.

Bon, R.J. Ellory. Les grosses pointures francophones étant parties à cette conférence « De la réalité à la fiction », autant dire que cela bousculait un peu avec Ellory. J’étais persuadé avoir déjà lu un de ses romans. Mais en fait non. Du coup on a évoqué The Company de Robert Littell, vite fait.

La 4 de couv’ annonce déjà la couleur : ce qu’on pensait être l’œuvre d’un tueur en série révèle une affaire extrêmement plus complexe. Et l’inspecteur Miller va se frotter à un univers dangereux dans lequel la vie humaine n’a pas plus de valeur qu’une mouche écrasée sur un pare-brise.

La 4 de couv’ évoque un mélange de Littell et de Ellroy. J’y ajouterai un soupçon de Ludlum et de le Carré.

De l’intervention des USA au Nicaragua, aux trafics de drogue genre Air America, en passant par les rôles de Kennedy, Nixon et Bush, Ellory nous détaille une fiction qui reste entièrement crédible et plausible. Parfois trop détaillée pour celui qui n’est pas un érudit politologue américain.

Je reprocherais, tout du moins dans la première moitié du livre, une alternance de chapitres entre le récit (plutôt côté Miller) et un journal tenu par un des protagonistes (écriture en italique). Du coup, j’ai eu du mal à m’immerger complètement dans l’ambiance pour cette partie de l’histoire. Mais dès lors que l’identité du narrateur de ce journal se fait jour, il devient impossible de reposer le livre.

Quand tu t’endors à côté du diable, ne t’étonnes pas de te réveiller en enfer.

Probablement un des meilleurs bouquins que j’ai pu lire depuis ces dernières années. Thank you for this nice moment, Mister Ellory !