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Tout commence par la découverte du cadavre d’un avocat, tué avec le supplice du père Lebrun. Emprisonné dans des pneus auxquels on met le feu. Simple, efficace, de quoi frapper l’imagination. Moyen largement répandu dans certains pays d’Afrique. Sauf que la victime est découverte dans une piscine de la région parisienne.

Chargé de l’enquête : le jeune Sacha , aidé de Ménard et  Carle, sous les ordres du commissaire Mars. Tout rattache ce crime à  celui d’un jeune policier, Toussaint Kidjo, exécuté dans les mêmes conditions cinq ans plus tôt.

L’ancienne patronne du jeune policier tué reprend aussi du service avec une de ses amies, américaine strip-teaseuse la nuit. (Ah… cela vous évoque quelque chose de précis ?)

Qui a tué l’avocat, bras droit d’un Mister Africa, marchand d’armes ? Pourquoi ? Que sont devenus les carnets qui ont été en possession de Toussaint et qui compromettent la carrière politique d’un ancien candidat à la présidentielle ?

Je m’étais dit qu’avec de tels enjeux, à la rencontre de la politique et des magouilles d’état, servis par des services de renseignement et des vieux briscards du 36, il y avait de quoi passer de bonnes soirées de lecture.

Mais c’est une histoire sur papier glacé qui nous est servie. L’intrique tourne en rond jusqu’à la fin. A se demander si Mme Sylvain a voulu nous en jeter plein la figure ou si elle ne s’est pas fourvoyée dans une histoire qui l’a un peu dépassée. Tellement dépassée que la fin rebondit de façon abrupte dans le dernier paragraphe, comme si elle n’était pas satisfaite de son roman. Certes D.B. Weiss procède probablement de la même façon à la fin de chacune de ses séries, mais est-ce une raison suffisante pour s’accrocher les lecteurs ?

Les personnage de Lola, la commissaire (Muriel Robin dans la série TV) et de Ingrid la strip-teaseuse (Anne Le Nen) apportent certes un peu de fraicheur et d’originalité dans le récit, mais sans le situer tout à fait dans la veine du roman noir ou dans la catégorie du roman de gare.

Vous allez me dire que si ces personnages ont été adaptés à la TV, c’est que l’univers de Dominique Sylvain doit bien réussir à toucher la téléspectatrice moyenne de plus de 50 ans. Sauf que j’aime lire des romans et non pas des scenarii destinés à France 2.